Horaires de visite

Juillet-Août :
du lundi au samedi
14h30-18h30

Journées Patrimoine :
dimanche 20 Septembre
14h00-18h00
Actualités
Environnement
Histoire
Organisation
Salles d'apparat
Salles de service
Jardins
Décor
Occupants

Infos pratiques
Animations
Accès et contacts

Galerie
Livre d'or
Les occupants

La "villa" de Mané-Véchen fut occupée pendant un peu plus d'un siècle et demi, entre la fin du IIème siècle et le début du IVème siècle après J.-C. Les fouilles archéologiques, menées depuis 2000, ont permis de distinguer deux types d'occupations successives.


Les occupants-propriétaires

Les bâtisseurs
L’impossibilité de déterminer la nature exacte de cette "villa" génère un grand nombre de questions sur ses propriétaires.
Toutefois, la surface des bâtiments, le soin apporté à la construction et la qualité exceptionnelle des décors témoignent de la richesse indéniable du propriétaire. Ce dernier a d’ailleurs vraisemblablement fait appel aux services d’un architecte, compte-tenu de l’utilisation d’un module récurrent dans la construction.
En outre, la découverte d’un haut-relief de facture gréco-romaine ainsi que les motifs très particuliers présents sur les enduits peints, laissent penser qu’il était très probablement pétri de culture classique et en contact avec le monde méditerranéen.
Stylet en bronze utilisé sur des tablettes de cire :
un bout pointu pour écrire/graver et un bout plat pour effacer/racler
 
Des problèmes à la fin du IIIème siècle
Les occupants de la « villa » semblent s’être succédés paisiblement, et dans une certaine opulence, pendant environ un siècle. Quelques modifications et adjonctions ont été faites aux bâtiments, notamment au niveau des ailes Nord et Ouest : salles de services, exèdres et entrepôts.
Le dernier quart du IIIème siècle marque une rupture complète avec la disparition brutale des propriétaires (mort, départ précipité…). En effet, l’analyse du trésor monétaire indique qu’il a été constitué par thésaurisation pendant une quarantaine d’années. Or, la fin de l’alimentation de ce trésor vers 280-282 ainsi que le fait qu’il n’ait pas été récupéré témoignent de difficultés importantes. A cela s’ajoutent l’incendie de l’aile Sud et les départs de feux visibles dans les deux autres ailes de la villa. Par ailleurs, signalons qu’à cette époque il existe de nombreux troubles dans l’ensemble de l’empire romain (invasions, révoltes…).
Bois brûlé (aile Sud)
 

De nouveaux occupants : les squatters

L'arrivée des squatters
La disparition des propriétaires de la "villa", qui se manifeste par l’abandon du trésor et la destruction de l’aile Sud, ne marque pas pour autant la fin de toute occupation humaine sur le site.
En effet, à l’extrême fin du IIIème siècle ou au début du IVème siècle, une nouvelle population s’installe dans les bâtiments Nord et Ouest. Les fouilles archéologiques ont révélé la présence d’importants rejets culinaires et d’activité de découpe d’animaux ainsi que des traces d’un petit artisanat. Les conditions de vie de ces nouveaux occupants, nettement plus dégradées que celles des propriétaires précédents et l’absence totale d’entretien des bâtiments, suggèrent l’implantation d’une population plus pauvre, au mode de vie différent. 
Déchets de boucherie
(ossements d'animaux)
 
Les fouilles de Les squatters
L’identité et le nombre de ces "squatters" sont difficiles à établir précisément. Toutefois, le fait qu’ils se soient débarrassés du haut-relief indique bien qu’ils ne se reconnaissent pas dans cette culture gréco-romaine. Il s’agit très probablement d’une population locale, parmi laquelle se trouvaient quelques militaires, comme l’attestent des pointes de lances et des éléments caractéristiques de leur costume.
Les recherches effectuées ont établi que cette population s’adonnait à l’élevage et à la pêche. D’autre part, ils avaient installé une petite forge artisanale dans l’une des anciennes salles de service : on y a découvert, outre une meule, de nombreuses scories. Une profusion de petites monnaies (imitations à tête radiée et minimi) a permis de donner une datation approximative de cette occupation qui ne se serait pas prolongée au-delà des années 320.
Forge
Scories
 


Contenu du site placé sous licence Creative Commons by-nc-sa 2.0
à l'exception des photos, plans et images (tous droits réservés)